29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:16

 

Eat, pray and love (Mange, prie, aime) avait été une bonne surprise, alors que je m'attendais un ouvrage type « chick litt » à lire sur la plage – un genre qu'habituellement je ne fréquente pas - , j'avais découvert un témoignage au ton authentique et une réflexion approfondie et pertinente, tant sur le divorce et la dépression que sur la spiritualité. Je parle du livre, pas du film que je n'ai pas vu.


Sa pratique de la méditation et son séjour dans un ashram ne s'accompagnent pas d'un rejet en bloc de l'héritage chrétien. Au contraire, elle ne cesse de s'y référer. Et si elle fait sa synthèse à elle, retenant de chaque religion ou tradition ce qui lui parle, elle le fait avec humilité. A aucun moment, elle ne tombe dans le travers de l'Occidentale vaguement en quête d'exotisme et de spiritualité qui part en Orient ignorant tout de l'héritage spirituel qui forge sa propre culture.

 

Elizabeth-Gilbert---Committed.jpg


Dans Committed, le ton est un peu différent, moins intime, on y retrouve une des qualités d'Elizabeth Gilbert qui contribue à l'intérêt d'Eat, Pray and Love, une capacité à synthétiser et vulgariser héritages culturels et religieux et réflexions philosophiques.

On trouvera, par exemple, dans Committed des éclairages intéressants sur la conception chrétienne du mariage. Son histoire personnelle, ici, sert davantage de trame, de prétexte à une méditation sur le mariage.

 

Elle le dit d'ailleurs elle-même, dans les questions-réponses insérées en postface :

 

English

 

 " I don't think I will ever write another book as raw, intimate and revealing as Eat, Pray, Love, which I wrote without imagining that millions of people would ever read it."

 

Français

 

"  Je ne pense pas que je r é écrirerai un jour un livre aussi cru, intime et révélateur qu'Eat, Pray and Love, que j'ai écrit sans imaginer qu'il allait un jour  être lu par des millions de personnes."   (Traduction © www.verdelivre.net)

 

 


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 18:19

 

Depuis Salmon Fishing in the Yemen (Partie de pêche au Yémen, pour l'édition française) qui a été un véritable coup de foudre, chaque nouveau roman de Paul Torday me laisse un petit goût amer. Son second roman, The Irresistible Inheritance of Wilberforce ( Descente aux grands crus pour l'édition française) avait été une franche déception.

 

The-hopeless-life-of-Charlie-Summers.jpg

Le dernier en date, The Hopeless life of Charlie Summers (littéralement : La vie sans issue de Charlie Summers), que je termine tout juste, reste un bon roman, mais je reste sur ma faim, rien à voir avec le premier coup de foudre. J'en recommande cependant la lecture. L'humour et la justesse du trait la rendent agréable. L'analyse du monde de la finance et des rouages de la crise financière qui sous tend le roman est extrêmement juste. Il est construit sur un parallèle entre la vie de Charlie Summers, un « raté» et celle du narrateur, Hector Chetwoode-Talbot, Eck pour les intimes, qui, après une première carrière dans l'armée, rejoint un hedge fund.

 

EXTRAITS

 

 

PROLOGUE

 

English

« No one knew where the money really was: it was everywhere and it was nowhere, It was a wonderful time to be in the business. We called our industry a « Financial services » because that had a nice ring to it: as if we were a group of grey, respectable bankers, cautiously managing your money and avoiding risk. But, while there were still a few of those around, most of them had been sidelined, or forced to early retirement owing to their lack of panache and imagination. »

 

 

 

Français

 

« Personne ne savait ou l'argent était réellement : il était partout et nulle part. C'était le moment idéal pour être de la partie. On appelait notre industrie « les Services Financiers », parce que ça sonnait bien, ça sonnait comme si nous étions un groupe de banquiers ternes et respectables gérant précautionneusement votre argent en évitant les risques. Mais, s'il en restait encore quelques uns de cette espèce, la plupart avaient été mis au placard ou en préretraite, en raison de leur manque de panache et d'imagination. » (Traduction © www.verdelivre.com)


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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 17:33

dans Le Monde Magazine daté du 13 Novembre.

 

 

Luc Ferry vient de publier La Révolution de l'amour chez Plon :


""Connaître" ou "aimer" dans la Bible, c'est le même mot. C'est ce que j'ai essayé de faire toute ma vie. Ce n'est pas ennuyeux, c'est le bonheur absolu."

 

Quelques extraits (de l'interview, pas du livre)

 

Le philosophe dans la Cité


Sur son expérience de la politique :



Comme Ministre de l'Éducation : "Naïvement, je pensais que j'aurais une marge de manœuvre pour agir réellement..."

Une expérience à le dégoûter de la politique : "Quand Sarkozy m'a proposé d'être député européen, j'ai dit non. Franchement, parlementaire européen, ça ne sert à rien..."


(...)


"Le vrai problème, c'est l'impuissance publique. Je ne vais pas, à 60 ans, perdre mon temps à faire le guignol dans un ministère. Mon métier, c'est l'écriture".



Sur son dernier ouvrage, enfin :


"C'est le livre d'une vie, il contient tous les autres."

 

Autrement dit, si vous ne lisez qu'un de ses livres, l'auteur vous recommande de lire celui-là .

 


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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 04:43

"Ver de livres" ou littéralement "ver de livre", de l'anglais "bookworm" est au croisement des langues et des cultures.

 

- lectures en différentes langues

- ces étrangers qui écrivent en français

- traductions

- & bien plus encore, au fil des pages


A suivre....

 

 

 

 

 

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