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LUI, dit 'le peintre", puis "Foula"

 

"Sa victoire serait totale le jour où, à défaut d'avoir pu la quitter, il ne ressentirait plus ni haine ni mépris pour cette femme. Simplement, elle n'existerait plus".

 

 

ELLE

 

"Je suis de la nuit, du monde cruel où on ne pardonne rien"

 

"En sortant, j'ai fait tomber exprès un pot de peinture sur une toile inachevée. J'avoue avoir regretté ce geste mesquin. J'ai gâché une oeuvre qui aurait pu un jour rapporter pas mal d'argent."

 

"Les gens de ma famille chantaient et dansaient. Ceux de sa famille étaient coincés dans leurs beaux habits."

 

"Tout le monde ne sait pas lire une photo. Que de fois j'ai eu envie de leur dire : "Mais vous vous trompez complètement ! Ce n'était pas une fête, mais une corvée, un malaise généralisé, une soirée où personne n'était content, où personne n'estimait être à sa place, où on célébrait avec tambour et flûte berbère une grave erreur, une monstrueuse erreuse. Ce que vous voyez dans nos yeux, c'est une immense tristesse, un regret profond, une fatalité qui nous écrase."

 

"Alors j'exagérais juste ce qu'il fallait pour le mettre mal à l'aise, et faire apparaître son vrai visage, celui d'un ayatollah qui s'habille à l'européenne."

 

"Je suis arrivée au moment où il s'est arrêté de s'amuser et a décidé de prendre une femme parce que l'angoisse du temps et de la mort commençait à l'envahir."

 

"En fait, je comprendrais plus tard qu'il me traitait avec cette délicatesse parce que j'étais pour lui et pour sa famille une mère porteuse."

 

"Il m'a dit un jour : "La haine est un sentiment facile ; l'amour c'est plus compliqué, il faut vaincre ses défenses et se laisser aller." Tout ça, c'est du bla-bla. Il a toujours eu recours à ce genre d'explications pour me rabaisser, comme s'il voulait me rappeler que lui a fait des études de philosophie et moi pas."

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